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Archive pour livres

Les Bienveillantes et le Mont Blanc


Tellement d’horreurs face a tant de beauté, la lecture est un bienfait à double tranchant.

On s’extrait brutalement (imaginez le bruit de succion) de la boue de Smolensk pour s’éblouir de toute la pure blancheur d’une majestueuse montagne en hiver.

Toute la gêne éprouvée au récit des aventures de l’Oberstandartenfuhrer Aue persiste comme un goût de vomi quelque soit la beauté du monde réel.

En ce sens, ce livre est déjà une réussite. N’ayant lu que trois cents pages, à peu près un cinquième de ce pavé, je me sens nauséeux comme il convient. Pourtant le jardin japonais planté à flanc de montagne, le chalet qui cache une minuscule chapelle, tout l’environnement porte à la sérénité.

Mais l’objet est là, au format d’une bible de poche imprimé sur un papier presqu’aussi fin, dense et lourd de la menace qu’évoque sa couverture rouge tailladée, qui arbore fièrement son Goncourt.

Réunir en un volume toutes les horreurs de la campagne de Russie, c’est un tour de force littéraire, certainement.

On sent une documentation énorme, des recherches profondes, une minutie dans les détails qui inspire un certain respect.

Tout cela cependant sent la surcharge, la recherche d’effets, un air d’artifice qui risque d’éclipser tant de vrais récits, d’autobiographies plus méritantes parce que plus vraies.

Le choix du narrateur et son histoire, ses histoires dans le récit, une mouche se cognant à toutes les vitres du destin, prêt à tout pour participer à la grande oeuvre de son pays, mais tellement fragile et amer, passif aussi devant sa vie comme devant les évènements qu’il rencontre. Est-ce qu’on veut nous donner un modèle ? Excuser d’avance ceux qui ont perpétré de tels actes ?

Sujets traumatisés qu’un lavage de cerveau politique a rendus esclaves de leur système.

Voyez comme il est facile de devenir un bourreau, mais seulement si l’on a vécu une histoire personnelle aussi triste, si les circonstances ont brisé votre espoir dans l’humanité.

Pourtant je me sens tenu d’aller au bout du récit, on verra.

… au bout, il n’y a pas grand chose de plus, la déliquescence et la folie du regime suit celle du narrateur, il en reste surtout une belle trace de merde, “a dirty sanchez kind of book”.

Et pendant ce temps, on trouve toujours des charniers.

Henri potier bien arrivé

Merci facteur,
Je me replonge dans l’univers du petit Harry, en attendant de me procurer les deux épisodes qui manquent à ma collection : Boing Boing: Supremely bad Harry Potter knockoff books from China and Japan

Maitre Eolas est super intelligent

Qui en doutait, d’ailleurs ?
Pour l’instant, il est d’accord avec moi© , aussi bien sur le Vélib que dans ses lectures : “Journal d’un avocat” s’arrête – Journal d’un avocat.

A propos du Vélib, les craintes se vérifient pour l’instant, dans les creux de Paris les Vélib se bousculent tandis que les hauteurs se dépeuplent.

A propos de la sortie récente d’un livre à grand tirage pour rêveurs, s’il vous reste une once de dignité humaine, pas de spoiler, merci. Pour éviter tout accident, vos commentaires éventuels ne seront ni lus ni publiés avant quelques jours :)

Bon Aid al fitr [Houssein]

Fini : L’ultime secret, de Werber (Pas un grand moment de litterature, mais rigolo, dans le style Science & Vie :)

Bon recap des avantages de Mozilla. Vraiment un navigateur proche de l’ideal pour l’utilisateur intensif. Amusant d’ailleurs, la proportion enorme d’utilisateurs de Mozilla ou autres Gecko parmi les visiteurs de Karl qui ont pu passer par chez moi.
Note : dans l’ordinateur individuel du mois, un petit article tres gentil sur Phoenix… qui oublie de parler des onglets, dommage. :)

Autrement, j’ai desinstalle Newsmonster, bon concept mais trop lourd pour moi, je garde Syndirella, de plus en plus souple et agreable.

Ailleurs ? dine hier soir avec, entre autres, un editeur de vrais livres en papier mort. C’etait mon boulot de reve pendant longtemps. Ca a toujours l’air aussi interessant. On a meme parle du Cambodge, avec un livre pas encore lu qui a l’air bien,Le portail, de Francois Bizot .
Merci a Blogger pour m’avoir permis d’etre reveur, editeur, ecriveur, correcteur, distributeur, journaleur, poeteur et raleur.

Et un livre qui m’a fait passer un bon moment, pas cher en plus, en anglais forcement : Down and out in the Magic Kingdom, de Cory Doctorow, une polar-fiction sympathique dans un futur trop plausible.

Ailleurs ailleurs : morts, violences, politiques, aneries, mensonges, incomprehensions, heroisme et vanites, rien de neuf, retournez au dodo.

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